Les installations photographiques de Marie-Jeanne Musiol, d'abord tournées vers la mémoire des sites, explorent maintenant des phénomènes de nature énergétique. En travaillant à Auschwitz dans les années 90, elle a éprouvé les limites de la représentation photographique et cherché une approche plus directe pour exprimer la présence ressentie.
Elle enregistre les empreintes lumineuses des plantes, révélées dans les champs électromagnétiques, et tente de constituer une première « botanique énergétique » qu'elle expose en galerie et dans des lieux extérieurs. Ses oeuvres plus récentes explorent les champs de lumière entourant les plantes, pour révéler une image miroir du cosmos impliée dans la couronne lumineuse. Ses présentations de l'électrophotographie dans des forums nationaux et internationaux soulignent l'importance des champs magnétiques comme porteurs d'information et spéculent sur la nature holographique de l'univers.
Marie-Jeanne Musiol vit et travaille à Gatineau, Québec.